Agenda

Vendredi 5 avril à 19h à la Boutique : regard sur le théâtre contemporain, lecture de Mariann Chrétien et Farid Chebout ,

initialement prévu le 22 mars

 

Le jour de son seizième anniversaire, en rentrant de l’école, Michael découvre son père crucifié dans le salon. Il s’enfuit, court, espionne « la vie des autres gens », et s’enfuit de nouveau, court et se réfugie dans un tas d’ordures où il découvre un petit bébé mourant, abandonné là. Il le récupère, le sauve, le bébé se nourrit de son sang et survit. De cette rencontre naît en Michael l’espoir d’une autre vie, ou du moins un objectif à sa vie. Il est vivant pour quelque chose, ça brûle en lui. « C’est de l’amour ça ? Non ? C’est de l’amour ça. » Il décide d’élever ce garçon qu’il prénommera Débris.

 

C’est aussi l’histoire de sa sœur, racontant sa mère, morte à sa naissance en s’étouffant avec un os de poulet…

 

Ces deux gamins se racontent. Et ils espèrent. Le jour où Oncle Henri les enlève à leur père alcoolique pour leur offrir une nouvelle vie en les plaçant dans un foyer. De là nait l’espoir. L’assistant social, ils le nomment « Mister Smart en Smile ». Ils s’imaginent que la vie de château s’ouvre à eux.

 

« C’est comme un rêve devenu réalité. Comme de recevoir pour Noël quelque chose que tu as vraiment commandé. J’ai toujours rêvé d’être kidnappé par des extraterrestres. D’attraper une maladie très rare et très contagieuse. Ou d’être adopté. Ou emmené dans un foyer. »

 

Ces deux gamins racontent leur enfance en rêvant à une meilleure vie. Quand le père découvre le bébé, il devient tendre et ne peut plus le lâcher. Ses deux enfants, Michael et Michelle ne l’avaient jamais vu comme ça avant : tendre. Ce bébé bouleversera une fois de plus la famille.

 

Dennis Kelly use d’images violentes, fantaisistes et absurdes. Ce fin mélange provoque à la fois effroi et sourire. Il donne à voir deux êtres humains qui se battent pour leur survie, leur espoir d’une vie meilleure. Tout cela sans fioritures, les mots sont là, les phrases concises, les images tranchantes et saisissantes. Mais pour eux pas de douleur. Juste une normalité.

 

 

A La Boutique, 6 rue des Frères Blanchard

Entrée libre

Bar associatif et restauration légère à prix doux