Vendredi 30 janvier, à 19h à La Boutique, 100 dessins pour Gaza, ouvrage collectif
Présentation de François Massot et Amélie Jackowski
+ invités surprise
100 DESSINS POUR GAZA réunit plus d’une centaine d’artistes du monde entier. Tous les droits d’auteur.ices et bénéfices sont reversés en soutien aux journalistes palestinien.nes.
Principalement des dessinateurs et dessinatrices de presse, mais aussi des illustrateur.ices et des auteur.ices de bandes dessinées. Art Spiegelman et Joe Sacco, Altan, Aurel, Ben Jennings, Angel Boligán, Emil Ferris, Philippe Geluck, Marilena Nardi, Ann Telnaes (prix Pulitzer 2025) Willem, Wozniak, mais aussi les dessinateurs palestiniens Mohammad Sabaneeh et Safaa Odah et bien d’autres encore.
Tout a commencé en 1948 avec l’expulsion des populations arabes palestiniennes, mais depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 et la réponse d’Israël, à Gaza tout a basculé : la vie des gens, le droit international, le sens des mots. C’est un véritable génocide qui s’est produit sous nos yeux.
Les images qui nous en proviennent sont insoutenables. Elles nous laissent sidérés, impuissants, inutiles. Dans le même temps, les vraies voix de la paix sont moquées, diffamées, brutalisées. Face à cela, nous, dessinatrices et dessinateurs, ne nous résignons pas.
Car, si les mots ont perdu leur sens, peut-être le dessin a-t-il gardé le sien intact. Créer des images pour représenter d’autres images ? Pour décrire une réalité qui crèvent pourtant les yeux ? C’est tout le paradoxe du dessin de presse, qui permet un pas de côté, et stimule à la fois l’affect et l’intellect.
Ce n’est presque rien, un dessin. Mais cela parle à tout le monde. Quel que soit son âge, sa condition.

À l’heure où est lancé un plan de paix tant espéré mais dont personne n’est dupe, nous voulons rendre hommage aux dizaines de milliers de victimes civiles, à commencer par les journalistes qui ont payé un si lourd tribut pour nous informer*. C’est pourquoi nous leur dédions ce livre, dont les bénéfices et droits d’auteurs leur seront entièrement reversés, à eux et à leurs familles, à travers le Syndicat des journalistes palestiniens (PJS). Car plus que jamais, le monde autant que la Palestine ont besoin d’un journalisme libre pour déjouer les fake-news, les propagandes et les manipulations de l’époque.
Les fonds récoltés seront redistribués par le biais du PJS afin de soutenir le travail essentiel que les journalistes palestinien.nes ont réussi à accomplir malgré le génocide et l’assassinat de nombre d’entre eux et de leurs familles.
Merci pour elles, merci pour eux.
*À l’heure où s’écrivent ces lignes, plus de 250 journalistes ont été tués, 530 blessés, 50 emprisonnés et 120 institutions détruites par l’armée israélienne selon le Syndicat des journalistes palestiniens (PJS).
Lancé par Sié, dessinateur de presse ayant travaillé pour Siné Mensuel, Causette et Médiapart.
A La Boutique, 6 rue des Frères Blanchard
Entrée libre
Bar associatif et restauration légère (maison) à prix doux


