Vendredi 9 janvier, à 19h à La Boutique, Ces chaînes seront brisées, de Ramzy Baroud
Récits palestiniens de lutte et de résistance dans les prisons israéliennes
En présence du traducteur, Claude Zurbach
Extrait de la préface de Samah Jabr :
« Écrire sur les prisonniers politiques palestiniens n’est pas simplement évoquer le calvaire de personnes derrière des barreaux, c’est écrire l’histoire de la Palestine elle-même. C’est suivre les battements de cœur d’un peuple qui, même enchaîné, résiste à la machine d’une occupation impitoyable et violente. C’est écouter les voix qui s’élèvent des geôles et cellules d’isolement, des salles d’audience où la justice est bafouée, et d’une patrie déchirée par des murs, des miradors et la cruelle logique de la violence coloniale. »

Ces récits issus de l’univers carcéral israélien, recueillis, mis en forme et rassemblés dans un ouvrage par Ramzy BAROUD, nous font approcher le coeur même du système de domination sur la Palestine : en plus de voler la terre, d’expulser, de martyriser par tous les biais imaginables… l’occupant s’acharne à priver les Palestiniens de tout sentiment de liberté en incarcérant, menaçant d’incarcérer, menaçant de ré-incarcérer… allant jusqu’à confisquer les dépouilles des martyrs pour priver de deuil leurs familles.
Si l’on s’interroge sur comment est-il possible de résister à une telle machinerie, de ne pas être broyé, ces récits apportent une part de réponse. Mais ils nous font aussi approcher la réalité individuelle, personnelle, intime de ce monde fait d’arbitraire et d’enfermement. Chaque prisonnier souffre, chaque famille de prisonnier souffre… parents, enfants, frères, sœurs…
Qu’éprouve-t-on après avoir passé l’essentiel de son existence en prison, depuis son adolescence jusqu’à l’approche de la vieillesse, pour avoir usé d’un droit de résistance pourtant reconnu par le droit international, comme le rappelle en postface Richard FALK ?
Comment ne pas céder à une profonde nostalgie à l’évocation de rares moment de bonheur au sein de sa famille réunie, avant que la violence de l’occupant ne disperse celle-ci à jamais ?
C’est dans toutes ces évocations que ces récits sont intimes, et nous font éprouver une douloureuse proximité avec ces hommes et ces femmes, avec leurs sentiments, leurs convictions, leur poignante et magnifique volonté de vivre.
Claude Zurbach
28 juillet 2025
A La Boutique, 6 rue des Frères Blanchard
Entrée libre
Bar associatif et restauration légère (maison) à prix doux


