Dimanche 28 juin, à 20h30 à l’Eden, Kaboom (2010) de Gregg Araki, proposé par L’Éventail, La Ciotat LGBTQIA+
Party de clôture du mois des fiertés de La Ciotat LGBTQIA+ /l’Eventail
Venez habillé.es de votre plus belle tenue pour honorer ce film de Greg Araki présenté par Arnaud Gairouard
Après White Bird en mai 2016, Nowhere en septembre 2025 et avant I Want Your Sex en août 2026, découvrez la première Queer Palm du Festival de Cannes.
« Je me suis toujours investi dans mes projets parce qu’ils me passionnaient. Mes films sont toujours venus de moi et jamais d’une commande ou d’un besoin de me faire de l’argent. Pour moi, il s’agit toujours de me concentrer sur un projet et d’en faire le meilleur film possible, de prendre les risques créatifs que j’ai envie de prendre à ce moment-là. Pour ce film, j’avais envie de faire quelque chose de presque naïf, avec une sorte d’innocence sur le plan artistique. Je voulais que Kaboom soit doué d’une vie propre, qu’il devienne aussi délirant que possible. Je voulais que le film soit fun, excitant et qu’on l’accepte tel qu’il est. Je ne voulais pas m’autocensurer en me disant que tel aspect serait trop bizarre, trop risqué. Je voulais qu’il prenne son envol. C’est l’un des meilleurs moments quand on fait un film. » Gregg Araki
Synopsis :
Smith, étudiant en cinéma, mène une vie tranquille sur le campus jusqu’à une nuit terrifiante où tout va basculer. Sous l’effet de space cookies ingérés à une fête, il est persuadé d’avoir assisté à l’horrible meurtre de la Fille Rousse énigmatique qui hante ses rêves.
En cherchant la vérité, il s’enfonce dans un mystère de plus en plus profond qui changera non seulement sa vie à jamais, mais aussi le sort de l’humanité.
Bande-annonce :
https://www.youtube.com/watch?v=9UgsFja7SWU
A propos du réalisateur :
Gregg Araki naît à Los Angeles en 1959 dans une famille nippo-américaine. Après un diplôme en théorie du cinéma à l’Université de Santa Barbara, il étudie la réalisation à l’Université de Californie (USC).
Influencé par Jean-Luc Godard, John Waters ou David Lynch, Araki réalise son premier film, Three Bewildered People in the Night en 1987. Tourné en 16mm pour à peine 5 000 dollars, il remporte trois prix au Festival de Locarno et demeure emblématique du cinéma-guérilla américain.
Araki crève l’écran avec son troisième long-métrage, The Living End, en 1992. Prenant de front l’épidémie du Sida, le film fait fureur au Festival de Sundance et propulse Araki comme l’un des auteurs majeurs du New Queer Cinema avec Gus Van Sant et Todd Haynes.
C’est avec la trilogie Teenage Apocalypse, comprenant Totally F***ed Up (1993), The Doom Generation (1995) et Nowhere (1997) qu’Araki redéfinit la représentation de la communauté LGBTQIA+ à l’écran et affirme son style : esthétique punk, récits éclatés et personnages hauts en couleur.
En 2004, il accède à la reconnaissance internationale avec Mysterious Skin, film par lequel son cinéma prend un tournant plus sobre et plus sombre qu’on retrouvera par la suite dans White Bird (2014). Entre les deux, Gregg Araki remporte la première Queer Palm au Festival de Cannes avec le délirant Kaboom (2010).
Après avoir réalisé et produit la série Now Apocalypse pour la chaîne Starz, le cinéaste signera son retour cet été avec un nouveau film au titre typiquement arakien : I Want Your Sex.
Festivals :
Queer Palm – Festival de Cannes – 2010
Avant-Première – Festival du Cinéma Américain de Deauville – 2010
Fête du cinéma, entrée à 5 euros pour toutes et tous !


